Texte publié par Marc Hugo concernant le
Festival de la Galette 2007 (RadioTrad)
"Il est 2h15, j’arrive de Louiseville où je ne devais pas aller……voir le Festival de la galette de sarrasin.
Les Cousins Branchaud, les chouchous de Louiseville, retrouvaient une Place Canadel accueillante, chaleureuse, bruyante. Selon des organisateurs 5000 personnes s’étaient pointées à cette soirée pour les acclamer. Ces milliers de personnes découvraient aussi Grav’ Ô portes, le nouveau groupe de chanteur mathalois Daniel Perron. En quittant, j’ai demandé aux conjointes des groupes, sagement installées à un kiosque, si elles avaient vendues quelques albums. Paraît que oui. Un bon show se traduit souvent par de bonnes ventes.
|
extrait du lundi 03 mars 2008 du site : WWW.RADIOTRAD.COM
Toute une soirée!!!
"Samedi, les Cousins Branchaud nous conviaient à la deuxième édition de la soirée Fier de nos traditions au Centre Bosco à St-Charles-Borromée. Et encore cette année les Cousins ont invité un groupe avec qui ils souhaitaient partagé la scène. C’est Grav’Ô Portes, mené par le chanteur mathalois Daniel Perron, qui a été désigné. Voilà un choix heureux qui n’a rien d’étonnant quand on connaît le répertoire de GÔP constitué comme celui des Cousins de chansons à répondre soulevantes et de quelques reels qui le sont tout autant. Je souligne que ces 2 groupes ont participé à la célèbre Veillée à Joseph l’automne dernier à Louiseville dans le cadre du Festival de la galette (Si pour GÔP c’était une première participation.
En somme ce fut une saprée belle soirée, où il n’y a eu aucun répit, pas de temps morts. Fallait entendre les gens à la porte au moment de sortir de la salle. Tous étaient emballés par cette soirée qu’ils venaient de passer. Aucun ne s’était ennuyé. Un vieux m’a même dit avoir rajeuni d’une vingtaine d’années. Tiens donc.
|
extrait du samedi 20 décembre du site : WWW.RADIOTRAD.COM
Du métier, du talent et du plaisir
"En entrant dans le studio-théâtre avant l’émission, j’ai vu les gars de Grav’Ô portes souriants, confiants, détendus, en pleine forme. Je savais qu’ils «livreraient» toute une performance, qu’ils nous donneraient un excellent show (l’un des meilleurs de la saison). Vous me direz qu’avec le talent et l’expérience qu’il y a dans ce groupe le contraire eut été étonnant. Je n’ai pas à le souligner.
Le groupe a lancé un premier album l’automne dernier, Ça r’tourne, ça r’vire, qu’il nous a interprété en entier (peut-être y a-t-il une ou deux pièces qu’ils n’ont pas joué). Pour ma plus grande joie ils n’ont pas oublié de chanter Anatole et Manda, personnifiés par Daniel Perron et Luce Milette. Cette chanson a été composée il y a plusieurs décennies par Eugène Daigneault. Un p’tit bijou que bien des gens ont redécouvert avec plaisir. D’ailleurs, de toutes les chansons de l’album c’est ma préférée. Qu’il est désopilant d’entendre Manda nous dire qu’elle boit du crème soda et mange de la soupe au pois. Une fois que l’album eut été présenté le groupe a bien voulu nous chanter quelques «demandes spéciales».
Grav’Ô portes, selon l’échelle Tavares, s’inscrit davantage à droite qu’à gauche. En effet le groupe veille au «respect» de la tradition en s’assurant que la musique et les chansons traditionnelles ne soient pas trop «dénaturées». Disons que Grav’Ô portes n’a pas emprunté le virage néo-trad. Certains me répondront que tout est néo-trad, qu’aucun groupe aujourd’hui ne joue comme on le faisait il y a 50 ans…..n’empêche que ce qu’interprète Grav’Ô portes correspond un peu plus à une certaine idée que l’on se fait des veillées du bon vieux temps, à cette façon de chanter que devait avoir nos aïeux. Personnellement je raffole de ce style. L’émission que j’anime à CIBL s’appelle d’ailleurs tape la galette. Je songe toutefois changer le titre l’été prochain. Des gens entendent dans cette expression quelque chose de péjoratif. Well…….
|
extrait du samedi 22 septembre du site : WWW.RADIOTRAD.COM
"St-Cyrille-de Wendover, vous savez où ça se trouve ? Tout juste ap`res Drummondville. J’en arrive. Grav’Ô Portes lançait là-bas leur premier album, Ça r’tourne, ça r’vire. Quel plaisir de redécouvrir la voix du Mathalois Daniel Perron. Il y a un moment que je ne l’avais entendu en spectacle. Encore une fois il a su s’entourer d’un beau groupe de musiciens connus sur la scène traditionnelle. Désormais il chante avec 2 vieux camarades avec qui il a joué au sein d’Héritage familial, Michel Philibert (guitare) et Guy Desrosiers (violon), 2 autres musiciens complètent cette nouvelle équipe, Sylvain «Fred» Desroches ex-membre de Baqqhus (guitare, podorythmie) et Gino Lavoie (accordéon, harmonica).
Bien que Daniel ait chanté avec différents ensembles et différents folkloristes il est toujours demeuré le même interprète. En effet, d’un album à l’autre on retrouve invariablement cette belle voix puissante emplie de chaleur et d’authenticité qui se laisse porter par une musique qui met en valeur ses chansons. Il veille à ce que la musique soit au service de la chanson et non que la chanson soit un prétexte pour composer de la musique. Il loge clairement dans le camp de l’orthodoxie traditionnelle par opposition à la vague néo-trad. Ici vous pourriez m’objecter que jamais les gens de qui il a appris ses chansons ne les interprétaient de cette façon de sorte que Daniel fait lui aussi du néo-trad. Well….Disons que, comme le groupe Hommage aux aînés, Daniel s’emploie le plus possible à interpréter les chansons comme il croit qu’elles étaient chantées autrefois. Il prend peu de libertés artistiques, les «dérapages» sont mineurs, je vous rassure.
Attention, sur cet album il n’y a pas que du chant. De beaux reels ont été enregistrés. Des reels québécois aux accents bien traditionnels comme les chansons. J’ai remarqué que l’accordéon de Gino Lavoie est souvent mis en relief sur ces pièces. Son instrument donne le ton aux pièces et transporte l’ensemble.
Il est 2h55, J’aurais encore quelques observations à faire sur ce nouvel album mais je travaille demain. Je soulignerai seulement que l’on entend pour la première fois Michel Philibert interprété 2 belles chansons à répondre. Bravo Michel. Après avoir écouté l’album 4 fois j’ai beaucoup «flashé» sur la chanson énumérative qu’il a apprise de sa sœur Diane, Va vite ma vieille. À propos des chansons, il y en a plusieurs sur ce cd que je n’avais jamais entendues, des p’tites perles. Autre chose, l’album a été enregistré au studio du chemin 4 à Notre-Dame-des-Prairies. Comprenez que ce n’est pas un enregistrement awing awang fait chez le beau-frère. Que non. Ça r’tourne, ça r’vire, un albumfait sur mesure pour le 4 @ 5. Et de grâce, n’attendez pas qu’il tourne à la radio.
Gâtez-vous. Allez le chercher.
|
|
|